Du sombre ET du clair, du pale ET du vif, ciel assez vaste?/
Retour sur terre, une horizon orangeatre se fait discrête/
Tu vois, elle vire au rose. Tu vois, la nuit est prête/
Un disque blanc illumine, reflet sur le gel des punkie crêtes/
Soudain il se leve. Tu vois, il brille, il réchauffe/
Le soleil éclaire le gris, le terne, la ville; sauf/
que ca y est tu jouis. Tu vois, la couleur éclate/
Des pétales arc en ciel s'immiscent sous tes pattes/
Les murs sont recouvert, coup de pinceau, déversage du pot/
De la peinture.Tu vois, des pigments, pour les yeux pas de repos /
Tu vois cela se remarque, capte ton attention/
Tu vois, révolution coloriée pour calmer les tensions/
Un jaillissment de vif, un spray, un vernis/
Un maquillage reluisant l'"ère du permis"/
un rêve contre le ternis/
Petite explication pour ceux qui le souhaite:
Ce poême est un fantasme, ne chercher donc pas de logique dans les images qu'il contient. Le but est d'y voir une ville tout en contraste, à la fois bétonné et criante de couleur. Le rêve commence en début de soirée quand le soleil se couche sur la ville et prend des teintes orange puis rose. Pendant la nuit c'est une lune blanche qui attire l'oeil et vient se refléter sur les coiffures punks (donc de couleur) de certain noctambules. Au matin le soleil se léve, jaune, et vivifie la ville. Ainsi gorgé de lumière les pétales arc en ciel peuvent envahir l'asphalte. Les murs eux s'imprégnent de ces couleurs et sont maquillé de graffiti (effectivement!). La couleur éclate donc comme une bombe révolutionnaire, la ville s'en trouverai embellie. De plus, la couleur sortirai de son ennui la ville. Ce fantasme une fois réalisé annoncerai une ère permissive puisque... aujourd'hui encore peindre un mur est illégal. Aujourd'hui la nature sauvage n'existe plus hormis derrière des barrières dans des parcs.
Tu vois....
