Je pourrai / usiter de palabres complexes, je pourrai / « poétiser »
Je pourrai / utiliser des mots simples, je pourrai / « racailliser » /
Je pourrai / esthétiser le beau, le moche, je pourrai / « artistiser »
Mais j'ai décidé d'emmerder, décider / de « brailliser »
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Ces mots.....
Ces mots pesants creusant ma place / Ces mots sanguinolants rougissant ma face /
Ces mots que mes lêvres sont lasse / de laisser couler sur le bord de la tasse /
Ces mots nectar empoisonné mais aussi ces mots hectars cloisonnés /
Ces mots semés à toute voix / A tout vent / Ces mots composés sur feuille morte / Ces mots décomposé mon engrais de sorte que je puisse atteindre la poignée de
la porte / La porte / La porte / La porte / LA PORTE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Par son entrebaillement, par le trou de la serrure/
Regarde ce grondement sourd /
Ecoute les mouvements lourds /
Franchi donc le pas, traverse le seuil /
Les pièces du monde sont à nos pieds, ma main « puzzle » son receuil /
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Nature / Résidence en construction. Voiture / Nouveaux sens, autre perception /
Les maisons poussent sur les champs comme des champignons /
Et je KIFFE devant l'intrusion face à chez moi de chevreaux pas si mignon /
Mon repos est troublé par le bruit de l'électronique /
Et je REVE de brousse, d'éléphant , de vie tonique /
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Dans la brume, noyé sous des litres / Devant ces vues j'ai l'espoir pour boué /
Car proche de la vitre, aveuglé par ma propre buée /
Je cherche le reflet d'un soleil / Celui qui indique la surface /
Je scrute la diff' dans ce « tout pareil », veille à ce qu'on ne l'efface /
Plongé dans ces vues que je fis, sus, crus, lus ou fus /
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Ces vues contrastant d'avec mon ½il brillant /
Fiévreux, peut être divaguant dans ma folie /
Ce milieu m'inspire de rester clouer au lit /
Mon verbe, ma gorge brûlent, respirer cette ère m'étouffe
Un rejet / Ma quinte de toux / Une alergie / Mon rhume, mon souffle/
Oppressé par ma migraine, et cette sonnerie m'entraine /
Me purgant dans des toilettes non saine, et le temps s'égraine /
Et c'est ce monde qui me dit «MALADE » ! Malade......
Et c'est ce monde qui me dit «MALADE » ! Malade.
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Fou de croire en nous / Un dingue sans flingue / Un barge au large/ Un taré complé-
tement barré / Un cinglé épinglé / Un rêveur de toute heure / Un déglingué / Un dé-
ment aimant / Un psychopathe mis au pas / Un félé obsédé / UN MALADE EN BALLADE /
Chacune de mes foulées laisse sa trace dans du béton coulé /
Mais aucune de mes pensées ne correspond au terme « censé » /
Troublé par les environs, disons que j'en suis névrosé /
Mais juste un tout petit peu, ivre de rosée /
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Parfois le soleil se léve mais ........
Une tempête de modernité, une pluie de lacheté changent le trottoir en un tapis roulant menant directement sur le quai, ce quai de gare nous extirpant du brouillard de la solitude et de ces frayeurs. Nous attendons. Ca y est « train à l'approche », nous voici entubé. Avalé par la norme, nous entrons dans la bouche du métro.
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Noooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Je suis la négation de la phrase /
Je suis la clé de la PORTE close /
Je suis la réalité du REVE où tout explose /
Je suis ce courant d'espoir qui s'embrase /
Je suis le MALADE apportant l'antidote /
Je suis le MALADE trainant l'antidote /
Et ce monde me dégueule, moi je lui gueule dessus /
Mon porte plume un porte voix des gens seuls décus /
Noooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Non......Non.........Non...................