L' heure est grave ! Non seulement en France, mais aussi dans tout le monde capitaliste dans lequelle l'être humain évolue. Voilà ce qui semble être à nouveau le constat du possee le plus politisé du Hip Hop français dans cet opus. ASSASSIN veut raviver l'espoir par sa musique face à ceux perpétrant les homicides volontaires que sont maintenir dans l'ignorance et exploiter des peuples entiers.
La première opération du rimeur ROCKIN' SQUAT et de ses compères est d'armer de savoir l'undaground, c'est à dire le masse, par le titre « Entre dans la classe ». Ce titre en même temps qu'il brise le silence de l'état (dénoncé dans « Quand j'étais petit »), réduit à néant tout clivage de sexe ou de race grâce à l'universalité de la musique.
De toutes les musiques une l'est plus que les autres : le reggae. Sûrement est-ce pour ça que SQUAT mue parfois son rap en chant raggga sur nombre de mesure, et que l'homme des sons DOCTOR L offre ces rythmes au MC pour exprimer la finalité du combat, « Shoota Babylone ».
Mais avant la victoire , il faut au groupe mettre à la lumière ces crimes que certain blanchissent, dans « Légal ou illégal ? » : « Tu peux dealer des kilos si tu es dans l'armée/ Mais te faire enfermer 10 ans si tu deales dans ton quartier/ ». Comme souvent dans l'album le beat est très présent, mais là, une guitare s'intègre dans le fond sonore.
A plusieurs reprise le sujet de la femme est évoqué mais c'est en parlant d'un « Objet » qu'ASSASSIN développe le plus ce thème grave.
Malgrès tout les textes de SQUAT laisse cet espoir qui lui est si cher lorsqu'il rappelle que la loi permet, en France, d' « Ecrire contre l'oubli ». Alors contrairement aux grands médias, le crew n'oubli pas dans un morceau de maître que malheureusement dans ce même pays, la police tue, que l' « Etat assassine ». Une injustice de plus qu'il crie sur les tracks de cet opus alliant musique et politique comme rarement